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Une zaouïa, également orthographiée zawiya ou zawiyah , est un édifice religieux musulman. En turc, il est appelé zaviye.

Dans un premier temps, ce terme désigne un emplacement ou un local réservé à l'intérieur d'une structure plus vaste où les soufis (mystiques) pouvaient se retirer comme le laisse entendre le sens de la racine du mot arabe (angle ou recoin). Wikipedia.

Par la suite, le mot désigne un complexe religieux comportant une mosquée, des salles réservées à l'étude et à la méditation ainsi qu'une auberge pour y recevoir les indigents. On y effectue les pratiques spirituelles et on y enterre les saints fondateurs des confréries soufies.

La communauté soufie se regroupe dans un ribat (ribat) parfois fortifié. Au Maghreb, ces communautés se sont développées dans le cadre urbain sous la forme des zaouïas. Les membres de ces confréries se font parfois appeler marabouts ou (murabit)...???

La colonisation française, belge et anglaise a quelque peu abimé certaines zaouïas et influencé d'une manière profonde la continuation de rites et cérémonies. En Algérie, des phénomènes tels que la conquête française, les soulèvements d'Algériens contre l'occupant, la guerre d'indépendance et ensuite la guerre civile des années 1990 ont énormément éprouvé ces rites.

Au Maghreb, au sens historique, une zaouia fut plus qu'une simple confrérie recrutant des adeptes. Les zaouïas, qui connurent au Maghreb une naissance et une propagation avec des adaptions de culte populaire entre le XI et le XIIIème siècle, vont se faire, pour la plupart d'entre elles, promotrices de la vie sociale. Surtout dans les espaces ou la pensée régionaliste est forte, c'est-à-dire, sensiblement en Tunisie, légèrement en Algérie et fortement au Maroc.

Au Maroc, les zaouïas vont commencer à préparer, façonner la société marocaine. Déjà, vers la fin de l'ère Almohade, au moment où le Maroc passait une phase de dislocation féodale, où l'idée du chérifisme montait en force dans les villes ayant un prestige par son enseignement religieux (tel que Fès, Marrakech, etc...).

Où le particularisme religieux fut fortement imprégné du malikisme mélangé à un passé kharijito - chiite révolu. Les zaouias donneront leurs définitions dans leurs buts et leur champs d'action.

Par ce particularisme, ils (les zaouïas) ne redéfinissent pas l'Islam, comme l'entendent les idéologies musulmanes puritaines et rigoristes intransigeantes en la matière, mais réadaptent un islam aux besoins populaires.

Ainsi, on assiste aux cultes des saints, aux fêtes liées à un événement relatif au bonheur populaire, prenons l'exemple du Moussem. Les zaouïas vont représenter au Maghreb et plus précisément au Maroc, une force propres aux volontés populaires. Ce seront eux qui canaliseront le combat, le Jihad populaire au XVIe siècle, lorsque les Espagnols et les Portugais prendront des places côtières (Badis , Azemmour, etc, ...), ce seront eux qui vont faire barrière forte lorsque le sultan alaouite, moulay Slimane, tenta pour ses propres intérêts, d'implanter le wahhabisme dans les années 1790.

Mais le désavantage principal de cette attitude réside dans le fait que les zaouïas doivent trouver une certaine crédibilité via le chérifisme et donc se procurer une ascendance noble. Et par conséquent représentait, en plus d'une force populaire, un obstacle à tout contact avec l'extérieur, pensons à la période où le Maroc fut isolé de la scène internationale entre les années 1750 - 1850.

Actuellement, les zaouias n'ont plus qu'un rôle essentiellement folklorique, dans différentes occasions, fêtes, mariages , etc ...

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